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– HISTORIQUE DU THÉÂTRE À TOUR DE RÔLE –

1982 | LES DÉBUTS À LA MOLUQUE

Théâtre La moluque (années 80)

En 1982, un groupe de passionné·e·s de théâtre, animé par l’auteur Jean-Claude Sapre, fonde la troupe La Moluque, à Carleton-sur-Mer. Deux ans plus tard, la Ville de Carleton confirme sa participation en investissant dans la transformation d’un vieux hangar à sel (aujourd’hui la Microbrasserie Le Naufrageur) en un théâtre d’été que l’on nomme Théâtre La Moluque. C’est le 20 septembre 1985 que l’organisme à but non lucratif, Les Productions À tour de rôle inc., voit le jour grâce aux artistes présents depuis le début.

À partir de 1984 et jusqu’en 1997, la direction artistique est assumée par le comédien et metteur en scène Jean-Jacques Dugas. Il produit et diffuse des textes du répertoire québécois, canadien et international, du théâtre d’été à échelle humaine, entre mer et montagnes. Théâtre populaire certes, mais qui ne tombe jamais dans la comédie facile. Il réussit entre autres à programmer des textes de Marie Laberge, Harold Pinter et David Mamet. La présidence des Productions À tour de rôle est d’abord assumée par Rémi Bujold, succédé de Myreille Allard. Cette dernière restera impliquée au sein du conseil d’administration près d’une trentaine d’années.

La solitude d’un flagman électrique (1982), Marcella Jolicoeur 20 heures 30 (1983), Pourquoi Dracula et pas moi (1983), La belle époque (1984), Comédies (1985), Une petite douleur (1986), L’éducation de Rita (1987), Une amie d’enfance (1988).

À PARTIR DE 1992 | LA PROFESSIONNALISATION

Au fil des années, les Productions À tour de rôle se développent et acquièrent une notoriété régionale et provinciale. Depuis 1992, l’organisme bénéficie de subventions au fonctionnement provenant du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), du Conseil des Arts du Canada (CAC) et de la Ville de Carleton-sur-Mer. La compagnie demeure à ce jour le seul théâtre professionnel de création tous publics, reconnu au fonctionnement aux trois paliers gouvernementaux, à l’est du Bas-Saint-Laurent.
Après d’importants et longs efforts sur plus d’une décennie de la part des Productions À tour de rôle, du Centre d’artistes Vaste et Vague et de Maximum 90, épaulés par plusieurs membres et organismes de la communauté, le gouvernement du Québec injecte finalement, en 2000, une subvention importante pour la construction d’un nouveau centre de production et de diffusion culturelles à Carleton-sur-Mer. Le Théâtre, qui compte donc parmi les initiateurs du projet, devient un partenaire majeur et l’un des principaux locataires de cette infrastructure nommée le Quai des arts, depuis sa mise sur pied en 2003. Le bâtiment dispose, entre autres, d’une salle de spectacles de 168 places, d’une salle de répétition, d’un atelier de construction de décors, d’une bibliothèque, d’une galerie d’art contemporain, d’un foyer polyvalent et d’un service de bar. Le Quai des arts permet depuis au Théâtre À tour de rôle de poursuivre sa mission de développement dans des lieux professionnels offrant des conditions optimales.

American Buffalo (1992).

Premières de classe (1993), C’était avant la guerre à l’Anse-à-Gilles (1994), Presbytère du Nord (1997), le Quai des arts en construction, le Quai des arts.

1997 – 2009 | GARY BOUDREAULT | DU RÉPERTOIRE À LA CRÉATION

Des fraises en janvier (1999).

En 1997, Les Productions À tour de rôle nomment un nouveau directeur artistique, Gary Boudreault. Ce dernier fait le choix audacieux et salutaire de produire exclusivement des créations de dramaturges québécois·e·s émergent·e·s, pour diffusion en primeur à Carleton-sur-Mer. Sous sa direction, l’organisme change ses orientations, rayonne à travers le Québec et récolte trois prix et cinq nominations à la Soirée des Masques de l’Académie québécoise du théâtre. Adieu Beauté (1998) de François Archambault remporte le Masque dans la catégorie « théâtre en région », Des fraises en janvier (1999) d’Évelyne de la Chenelière obtient le Masque du « meilleur texte original » en plus d’être finaliste dans les catégories « théâtre en région » et « révélation de l’année » et Le gros homme et la mère (2004) de Louis Champagne est également couronné dans la catégorie « théâtre en région ».
En 2005, Les Productions À tour de rôle font renaître la Ligue d’improvisation de la Baie-des-Chaleurs, qui regroupe alors plus de 25 joueur·se·s amateur·e·s et bénévoles des MRC d’Avignon et de Bonaventure.
Dès 2007, Gary se prépare à passer le flambeau de la direction artistique à Dany Michaud, en l’accompagnant pendant deux ans pour assurer la transition.

Adieu beauté (1998), Oui madame la ministre (2000), Vie de chat (2002), Vague de fond (2003), Le gros homme et la mer (2004), Chinoiseries (2005), Tour de lune (2006), Un gorille à Broadway (2007).

2009 – 2021 | DANY MICHAUD | COLLABORATIONS FRUCTUEUSES

Dany Michaud prend donc la barre en 2009 et révèle au public une nouvelle génération de dramaturges, tout en proposant un théâtre ancré dans la modernité aux enjeux axés sur l’humain. De plus, par ses collaborations avec le Théâtre PàP (Mtl), le Théâtre La Rubrique (Jonquière) et le Théâtre d’Aujourd’hui (Mtl), il fait rayonner Les Productions À tour de rôle (de plus en plus connues sous le nom de Théâtre À tour de rôle) au Québec et ailleurs dans la francophonie canadienne. Sous sa gouverne, notons plusieurs pièces marquantes dont : Bienveillance (2012) de Fanny Britt, en coproduction avec le Théâtre PàP, texte qui remporte le Prix du Gouverneur général 2013 ; J’ai perdu mon mari (2014), de Catherine Léger, qui double les records d’assistance habituels; Irène sur Mars (2016), de Jean-Philippe Lehoux, qui connait un franc succès et partira en tournée en 2017-2018 dans 38 villes du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario ; Ta maison brûle, une comédie un peu triste de Simon Boulerice, qui se mérite les éloges du public et de la critique, faisant salle comble à plusieurs reprises.
Le Théâtre reçoit également le prix de l’organisme de l’année 2015 au Gala reconnaissance de la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs.

Bienveillance (2012).

En 2020, pour la première fois de son histoire, le Théâtre À tour de rôle se voit dans l’obligation de reporter sa production estivale en raison de la pandémie de Covid-19. À l’automne de cette même année, Pascale Joubert intègre l’équipe et succède à Myriam Custeau comme directrice de l’administration et du développement. En novembre 2021, après 12 ans à la direction artistique, Dany Michaud passe le flambeau en toute confiance à Pascale.

Trois requins dans l’eau chaude (2010), Nous aurons tout vu (2011), Genesis 74 (2013), J’ai perdu mon mari (2014), Saint André de l’épouvante (2015), Irène sur mars (2016), Ta maison brûle (2019).

2021 À AUJOURD’HUI | PASCALE JOUBERT | PREMIÈRE FEMME DIRECTRICE GÉNÉRALE ET ARTISTIQUE

La conquête du béluga (2021).

Pascale Joubert devient la première femme directrice artistique et la première personne à occuper un poste de direction générale depuis la fondation de la compagnie, tout en cumulant ces fonctions à partir de Carleton-sur-Mer.

En lien avec les bouleversements causés par la pandémie et dans une vision englobante, la nouvelle direction repense le modèle et amorce un virage vers une programmation plus variée et répartie tout au long de l’année à laquelle s’ajoutent différentes activités (médiation culturelle, résidences, formations, etc.). Elle renouvèle son positionnement, diversifie l’offre artistique, crée des ponts entre les disciplines, met en lumière les artistes locaux et ancre le Théâtre dans sa communauté tout en rayonnant de plus en plus à l’extérieur. Pour la première fois de son existence, le Théâtre À tour de rôle est invité au prestigieux Festival TransAmériques (Montréal-2022) et aux Zones Théâtrales (Ottawa-2023) avec sa production en plein air La conquête du Béluga, de Maryse Goudreau. Le TATR est d’ailleurs nommé organisme culturel de l’année 2022 par la Ville de Carleton-sur-Mer.

Paroles de journalistes (2022), Une journée (2022), Les ratés – Rhapsodie gaspésienne (2023), Parler mal (2024), Ornithorynques (2024).

Pendant cette période, la compagnie se dote d’une nouvelle image de marque reflétant mieux sa modernité, sa créativité et son professionnalisme. En résultent, entre autres, un nouveau logotype, un nouveau site web et une revitalisation de ses réseaux sociaux.
Cette vague de changements consolide l’appellation de l’organisme : le Théâtre À tour de rôle.  Un théâtre actuel, pertinent et initiateur.

 

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